Ce panneau, cauchemar des cyclistes, positionné à une intersection indique que les véhicules doivent marquer l’arrêt complet à la limite de la chaussée abordée et céder le passage aux véhicules circulant sur l’autre ou les autres voies et ne s’engager qu’après s’être assuré qu’ils peuvent le faire sans danger.

Les élus locaux ne pouvant limiter la vitesse à 30 km/h dans toute la commune, créent sans limite des stops pour casser la vitesse, laissant parfois la priorité à des rues sans issue. Ceci au détriment des cyclistes qui doivent, chaque fois, produire un effort égal à celui nécessaire pour parcourir 100 mètres afin de se relancer. Parfois même nous voyons des stops sur des voies qui se croisent, désorientant les usagers habitués à ce que les stops soient positionnés à l’opposé l’un de l’autre. Dans ce cas le véhicule devant passer le premier est celui qui vient de la droite de l’autre. Mais si une automobile a sur sa droite un groupe de cyclistes, c’est le premier cycliste qui a la priorité et après que le cycliste s’est engagé l’automobile peut le faire à son tour. Toutefois, si le deuxième cycliste a posé le pied à terre avant que le véhicule venant de sa gauche ne se soit engagé, il est prioritaire à son tour. Comme tout cela est compliqué ! Il est donc conseillé que le premier cycliste du groupe cède tout simplement sa priorité en faisant signe au conducteur qu’il peut passer, laissant ainsi le champ libre à tout le groupe de cyclistes.

Texte : Michel Guérard – Membre commission nationale sécurité

Article paru sur Cyclotourisme Mag : http://cyclotourisme-mag.com